14 février 2008

Qu'est ce que le nouveau souffle ?

496935796.JPGParmi les listes briguant les suffrages des citoyens du 16ème arrondissement, deux d'entre elles, dont Un Nouveau Souffle pour le 16ème conduite par David Alphand, proposent la candidature de personnes dont les idées politiques ne sont pas fondamentalement différentes. Aussi est-ce un devoir que d'éclairer l'électeur à ce sujet. Il y a deux raisons fondamentales à cela. Les candidats de notre liste se réclament pour le faire d'une vision humaniste ouverte sur l'avenir, mais enracinée dans un passé municipal dont on peut être légitimement fier. Un texte, déjà publié, consacré à la rupture intergénérationnelle illustre clairement dans quel esprit, ils entendent travailler. Cette liste est également une liste 100% 16ème, ce qui n'est pas le cas de toutes les autres.

Le deuxième point est, hélas! plus terre-à-terre, mais n'en reste pas moins fondé. La liste investie de M. Goasguen comporte un trop grand nombre de "parachutés" ou de places données par copinage politique (6 rien que sur les 13 premières places). Leur nombre est excessif, et c'est la raison pour laquelle nous refusons de soutenir une telle liste et avons décidé de proposer une alternative pour les habitants de l'arrondissement avec une liste composée à 100% d'habitants du 16ème de longue date, activement impliqués dans la vie de leur arrondissement. Les candidats aux élections muncipales doivent être proches de leurs électeurs. Certaines listes semblent considérer cette élection comme un tremplin politique. Nous voulons dénoncer ce jeu. Comme les autres municipalités, les arrondissements parisiens requièrent des élus proches de ceux qui leur ont donné leur vote.

Un élu municipal n'est pas seulement qu'un gestionnaire. Ce jeu du parachutage met en cause le principe même de la démocratie.

Cette mise au point s'imposait. À la lire on peut avoir l'impression qu'on a affaire à une manœuvre de plus dans les tactiques électorales. Mais l'engagement des candidats dans la vie de leur arrondissement reste la preuve la plus convaincante de leur sincérité et de leur désir de servir une communauté à laquelle ils sont attachés depuis des années et dans laquelle ils n'ont cessé de faire leurs preuves.

Christiane ARLES-ROMAGNY

12 février 2008

Nouveau souffle : une liste d'union

Si nous dénonçons certaines pratiques qui ont eu lieu lors de la formation UMP, nous souhaitons préciser que nous ne sommes pas pour autant des dissidents. Beaucoup parmi nous, pas tous, sont membres de l'UMP. Nous soutenons le gouvernement et formulons le vœu de le voir continuer son action dans le chemin tracer lors de l'élection présidentielle.

Si nous sommes élus, nous travaillerons, sans le moindre état d'âme, avec ceux qui figurent sur la liste de Claude Goasguen. Notre soutien à Françoise de Panafieu sera sans faille, quels que soient les résultats sur l'ensemble de Paris. Nous appartenons à la même famille politique et ne voulons pas de luttes fratricides. Le seul devoir de porter un esprit de renouveau nous a poussés à nous présenter devant vous. Nous ne l'avons pas fait pour vous proposer une liste de plus mais pour répondre à notre seule ambition: vous servir en respectant les différents équilibres politiques du XVIème arrondissement.

10 février 2008

La famille et le lien intergénérationnel

Il est de nombreuses tâches concrètes et matérielles qui incombent à une équipe municipale et celle-ci se doit de s’en acquitter au mieux de ses capacités. Parallèlement, il existe des problèmes qui exigent, pour être résolus, une vision et des choix théoriques guidés par le sens de la justice, de l’équilibre et du respect des autres. Parmi ces problèmes, il en est un particulièrement important que ne saurait ignorer une personne chargée de responsabilités civiques. Il s’agit d’une rupture de la compréhension des générations entre elles. Celle-ci n’est pas nouvelle, mais, depuis quelques décennies, elle n’a jamais été aussi profonde.

On peut affirmer, sans grand risque de se tromper, que la mentalité d’un adolescent ou d'une adolescente en France, à la veille de la première guerre mondiale, n’était pas fondamentalement différente de celle de leurs homologues à la fin de la dernière guerre mondiale; en revanche, il y a un abîme entre la façon de voir de ces derniers et celle d’une personne du même âge née quinze ou vingt ans plus tard.

Ce fossé, depuis, n’a fait que grandir. Il n’y a pas lieu ici d’examiner en détail les causes de ce changement ; on s’entendra peut-être à reconnaître que le développement des sciences humaines et leurs applications ont joué un rôle important. C’est ainsi que  l’introduction de la méthode globale, celle d’une grammaire apparemment formelle, prétendument mise au goût du jour et celle des mathématiques dites modernes ont pu modifier  le processus cognitif des jeunes élèves et les éloigner de leurs parents, dans la mesure où ceux-ci ne pouvaient plus leur venir en aide dans leurs études.

Or on doit bien reconnaître, sans nier pour autant que certaines oppositions, certaines divergences de point de vue soient constructives, qu’une collectivité ne se réalise et ne progresse que dans l’harmonie et l’intercompréhension. C’est pourquoi il importe de se pencher sur le fossé qui se creuse entre les générations. Une des raisons fondamentales de cette rupture doit être imputée à l'effritement de la famille. Celle-ci est, depuis la nuit des temps, la pierre d'angle sur laquelle repose tout l'édifice social. On n'a pas trouvé mieux depuis. C'est le lieu de mémoire par excellence, c'est aussi le creuset où se forgent tous les projets d'avenir. Mais surtout, dans la perspective qui est la nôtre, c'est là que se développe en chaque individu un sentiment d'appartenance. On ne peut faire table rase du passé, et, comme un arbre se développe en s'enracinant, c'est en restant fidèle et attaché à la cellule familiale qui l'a vu naître, qu'un individu prend son essor tout en prenant conscience de son appartenance à d'autres milieux plus larges, comme sa province et sa patrie. Compte tenu de ces considérations, il n’est pas aisé de trouver, dans un pays où le PACS prend le pas sur le mariage, des solutions à la coupure entre générations ; Celle-ci se doit d'être dénoncée, et  les remèdes pour la supprimer varient d’un niveau de compétence à l’autre ; dans les conditions actuelles, il ne saurait être question, par exemple, que les autorités  municipales puissent avoir leur mot à dire sur les programmes scolaires, sinon en dénonçant quelques aberrations. Quoi qu’il en soit, il y a toujours à faire.

C’est à cela que doit se consacrer, entre autres, l’équipe à laquelle je serais affectée  et j’entends bien le faire avec d’autres membres  prêts à relever avec moi ce défi.

Christiane ARLES-ROMAGNY

 

09 février 2008

"Tout commence par de la mystique, tout finit par de la politique"

Notre Jeunesse de Charles Péguy peut se résumer à cette seule phrase : "Tout commence par de la mystique, tout finit par de la politique". L'universalité du constat de Charles Péguy se mesure dans toute l'histoire de France. Ce que Péguy appelle la mystique est bien du côté d'une jeunesse qui n'a rien à perdre et qui lutte pour l'avenir. La politique ce sont les compromissions, l'immobilisme, les calculs. La jeunesse n'a pas d'âge. Elle est l'engagement pur, la politique au sens premier du mot.

M. Goasguen n'a pas jugé bon de s'appuyer sur les personnes de bonnes volonté qui étaient animées par cette volonté du changement et donc, du renouvellement. Il a péféré regarder du coté de la politique, des alliances avec ceux qui le détestent, de ceux qui ne font que rechercher une place quelque soit le lieu où elle se trouve. Nous nous voulons changer, redonner du dynamisme à la politique, insuffler un Nouveau souffle.

08 février 2008

L'arche Delanoë

M. Delanoë, maire socialiste de Paris, nous dit de constituer des listes d'ouverture. Nous sommes obligés de constater que sa définition n'est pas la nôtre. Alors qu'il cherche à regrouper des hommes et des femmes partageant la même idéologie, avec quelques différences, mais qui sont incapables de définir un projet commun. La gauche française reste incapable de l'ouverture. Le marxisme continue comme un spectre à hanter une part importante de la gauche. Certains s'en sont détachés et pratiquent l'ouverture… avec nous.

Curieux monde animal que l'éléphant parisien choisit de prendre avec lui sur sa liste ! On y trouve des communistes que M.Delanoë cherche à préserver comme une espèce en voie de disparition depuis que la barbarie qui les animait est tombée avec le Mur de Berlin. Ils ont pour compagnons des chicaneurs, les Verts. M. Delanoë les accuse de ce qui mécontente les Parisiens, mais tient à les sauver des eaux. Il y a aussi les espèces exotiques. L'éternel étudiant, dont la scolarité a longtemps été suspendue à l'exercice de son mandat syndical, et l'acteur qui se croit Jaurès depuis qu'il en a pris les habits, ont déjà pris leur place dans l'arche. Celle de Noé voguait avec le vent que Dieu lui prodiguait, craignons que celle de Delanoë soit une galère, où rament anarchiquement et à contre courant, les familles du peuple de gauche.

07 février 2008

Etre jeune

"La jeunesse n’est pas une période de la vie,
elle est un état d’esprit, un effet de la volonté,
une qualité de l’imagination, une intensité émotive,
une victoire du courage sur la timidité,
du goût de l’aventure sur l’amour du confort."

 
Général Mac Arthur, 1945

10 janvier 2008

Thomas Dutronc chante le malaise des habitants de Paris