15 février 2008

"Il n'ont pas de pain, qu'ils mangent des légumes bios !"

Au peuple affamé de Paris, Marie Antoinette aurait conseillé de manger de la brioche en l'absence de pain. On connaît la suite de l'histoire et la bascule de la guillotine qui emporta tout.

M. Baupin, adjoint de M. Delanoë, n'est pas animé des mêmes sentiments que la dernière reine de France. Il est vert. Il aime le peuple, un peuple fantasmé... qu'il ne fréquente que très peu. Pas plus qu'il ne le faut en tout cas. Le peuple souffre, il ne travaille pas, ne prend pas sa voiture mais rêve de consommer du bio. C'est ce que croit M. Baupin du moins... Il propose, sans se soucier du budget, de donner 40 euros par mois au couple en difficulté pour acheter bio...

Ce que nous voulons, c'est donner à tous la possibilité de travailler sans nous cacher, sans chercher à transposer d'inutiles chimères. Nous pensons qu'avant de donner ce que personne ne réclame, il est préférable de créer des conditions économiques favorables où chacun peut choisir ce qu'il souhaite en fonction de ses priorités. 

14 février 2008

Qu'est ce que le nouveau souffle ?

496935796.JPGParmi les listes briguant les suffrages des citoyens du 16ème arrondissement, deux d'entre elles, dont Un Nouveau Souffle pour le 16ème conduite par David Alphand, proposent la candidature de personnes dont les idées politiques ne sont pas fondamentalement différentes. Aussi est-ce un devoir que d'éclairer l'électeur à ce sujet. Il y a deux raisons fondamentales à cela. Les candidats de notre liste se réclament pour le faire d'une vision humaniste ouverte sur l'avenir, mais enracinée dans un passé municipal dont on peut être légitimement fier. Un texte, déjà publié, consacré à la rupture intergénérationnelle illustre clairement dans quel esprit, ils entendent travailler. Cette liste est également une liste 100% 16ème, ce qui n'est pas le cas de toutes les autres.

Le deuxième point est, hélas! plus terre-à-terre, mais n'en reste pas moins fondé. La liste investie de M. Goasguen comporte un trop grand nombre de "parachutés" ou de places données par copinage politique (6 rien que sur les 13 premières places). Leur nombre est excessif, et c'est la raison pour laquelle nous refusons de soutenir une telle liste et avons décidé de proposer une alternative pour les habitants de l'arrondissement avec une liste composée à 100% d'habitants du 16ème de longue date, activement impliqués dans la vie de leur arrondissement. Les candidats aux élections muncipales doivent être proches de leurs électeurs. Certaines listes semblent considérer cette élection comme un tremplin politique. Nous voulons dénoncer ce jeu. Comme les autres municipalités, les arrondissements parisiens requièrent des élus proches de ceux qui leur ont donné leur vote.

Un élu municipal n'est pas seulement qu'un gestionnaire. Ce jeu du parachutage met en cause le principe même de la démocratie.

Cette mise au point s'imposait. À la lire on peut avoir l'impression qu'on a affaire à une manœuvre de plus dans les tactiques électorales. Mais l'engagement des candidats dans la vie de leur arrondissement reste la preuve la plus convaincante de leur sincérité et de leur désir de servir une communauté à laquelle ils sont attachés depuis des années et dans laquelle ils n'ont cessé de faire leurs preuves.

Christiane ARLES-ROMAGNY

09 février 2008

"Tout commence par de la mystique, tout finit par de la politique"

Notre Jeunesse de Charles Péguy peut se résumer à cette seule phrase : "Tout commence par de la mystique, tout finit par de la politique". L'universalité du constat de Charles Péguy se mesure dans toute l'histoire de France. Ce que Péguy appelle la mystique est bien du côté d'une jeunesse qui n'a rien à perdre et qui lutte pour l'avenir. La politique ce sont les compromissions, l'immobilisme, les calculs. La jeunesse n'a pas d'âge. Elle est l'engagement pur, la politique au sens premier du mot.

M. Goasguen n'a pas jugé bon de s'appuyer sur les personnes de bonnes volonté qui étaient animées par cette volonté du changement et donc, du renouvellement. Il a péféré regarder du coté de la politique, des alliances avec ceux qui le détestent, de ceux qui ne font que rechercher une place quelque soit le lieu où elle se trouve. Nous nous voulons changer, redonner du dynamisme à la politique, insuffler un Nouveau souffle.

08 février 2008

L'arche Delanoë

M. Delanoë, maire socialiste de Paris, nous dit de constituer des listes d'ouverture. Nous sommes obligés de constater que sa définition n'est pas la nôtre. Alors qu'il cherche à regrouper des hommes et des femmes partageant la même idéologie, avec quelques différences, mais qui sont incapables de définir un projet commun. La gauche française reste incapable de l'ouverture. Le marxisme continue comme un spectre à hanter une part importante de la gauche. Certains s'en sont détachés et pratiquent l'ouverture… avec nous.

Curieux monde animal que l'éléphant parisien choisit de prendre avec lui sur sa liste ! On y trouve des communistes que M.Delanoë cherche à préserver comme une espèce en voie de disparition depuis que la barbarie qui les animait est tombée avec le Mur de Berlin. Ils ont pour compagnons des chicaneurs, les Verts. M. Delanoë les accuse de ce qui mécontente les Parisiens, mais tient à les sauver des eaux. Il y a aussi les espèces exotiques. L'éternel étudiant, dont la scolarité a longtemps été suspendue à l'exercice de son mandat syndical, et l'acteur qui se croit Jaurès depuis qu'il en a pris les habits, ont déjà pris leur place dans l'arche. Celle de Noé voguait avec le vent que Dieu lui prodiguait, craignons que celle de Delanoë soit une galère, où rament anarchiquement et à contre courant, les familles du peuple de gauche.

10 janvier 2008

Thomas Dutronc chante le malaise des habitants de Paris